CIC, cent cinquante ans en deux tomes
Quarante ans de travail
1985 – 2026
compagniecc and coParis 18e
Port-en-Bessin
Édition · CIC · 2008
Une audace bien tempérée, cent cinquante ans de banque en deux tomes

Pour les cent cinquante ans du CIC, l’historien Nicolas Stoskopf écrit un récit en sept chapitres et un album de notices sur les banques du groupe. En 2008, CC and Co met en page les deux tomes, cherche les images, dessine les chronologies, la couverture et le coffret, puis établit les bibles de fabrication.
Deux tomes pour un anniversaire
Le Crédit industriel et commercial est fondé en mai 1859. Pour ses cent cinquante ans, la banque commande un ouvrage à l’historien Nicolas Stoskopf, en deux tomes réunis sous coffret. Le premier, « Une audace bien tempérée », raconte l’histoire du CIC en sept chapitres, de 1856 à 2009. Le second, « Un album de famille », rassemble les « histoires des banques du groupe CIC ». Tout au long de 2008, CC and Co en assure la conception et la réalisation graphique, de la recherche d’images aux fichiers de fabrication.
Le travail commence par l’image. En février 2008, le plan de l’historien, adressé à Catherine Clemenceau, fixe les deux axes du récit, « Tradition et modernité, conservatisme et innovation » et une banque « très parisienne, mais aussi la banque des provinces françaises ». Chapitre par chapitre, il appelle plus de quatre-vingts images numérotées, de Napoléon III et Arlès-Dufour au canal de Suez, à l’affaire Dreyfus et aux bouches de métro de 1900. Les dossiers d’iconographie de février et mars 2008 suivent ce découpage. Pour le tome 2, CC and Co rassemble des vues des villes et de leurs ponts, Marseille, Nantes, Toulouse, Lyon, Lille, Bordeaux, Nancy et Le Havre.


Tradition et modernité, conservatisme et innovation
Des chronologies en double page
Chaque chapitre du tome 1 s’ouvre sur une chronologie illustrée en double page, dessinée dès avril 2008. En haut, les portraits et les scènes de l’époque, légendés un à un ; au centre, le sommaire du chapitre ; en bas, les événements année par année le long d’une règle graduée. Les années sont liées par un dièse, « 1856 # 1859 ». Des encadrés musicaux ponctuent le récit, Strauss et « Le beau Danube bleu » en 1867, Bizet et « Carmen » en 1875, Puccini en 1900, Stravinsky et « Le sacre du printemps » en 1913. Les chronologies des six premiers chapitres sont arrêtées en octobre 2008.
Les titres de chapitre donnent le ton du récit : « La fondation de la première banque de dépôt », « La construction d’une identité », « Corrections de trajectoire », « La construction d’un groupe national », « Le premier groupe bancaire privé », « Le CIC dans les turbulences ». Chaque ouverture reprend le numéro du chapitre, ses dates et un cadre de couleur propre. En octobre 2008, les chapitres reviennent annotés, et les mises en page passent de version en version, de la V4 à la V6 pour le premier, avant le bon à tirer.







Un album de famille
Notices, couvertures et bibles
Le tome 2 est un album de notices. Chaque banque du groupe s’ouvre sur une double page : une grande photographie virée en une couleur, l’année de son entrée dans le groupe, son nom, un court texte d’introduction, et, sur une règle graduée, ses chiffres clés, fondation, capital, salariés, agences. La Société bordelaise, fondée en 1880, le Crédit fécampois, la Lyonnaise de banque ou la Banque de Tunisie, fondée en 1884 et dont le CIC entre au capital en 1941, y ont chacune leur notice. La maquette est montée en juillet 2008 sur des textes provisoires ; les dernières pages partent en décembre 2008.
La couverture est cherchée de juin à octobre 2008, sur quatorze indices. Le premier projet porte « Cent cinquante ans de CIC, une audace bien tempérée » ; en juillet, le tome 2 s’appelle encore « Portraits de famille », avant de devenir « Un album de famille » en octobre. En parallèle, CC and Co dessine le coffret : une pré-étude de juin 2008 réunit les deux tomes, de 30 et 28 mm d’épaisseur, une lettre du Président, un CD et un rabat pour glisser un document, sous une fermeture aimantée. L’étui suit en juillet.
En novembre 2008, CC and Co établit les bibles de fabrication : le chemin de fer de chaque tome, page par page, le document couleur du tome 2 et les codes typographiques de chaque chapitre ; les rapports de fabrication du tome 2 listent le Minion, le Bauer Bodoni, le Trajan et le Frutiger. Le livre du CIC a demandé tout le métier d’éditeur, le texte, l’image, la maquette et la fabrication. Catherine Clemenceau poursuit aujourd’hui ce métier à Port-en-Bessin, avec La Goélette du Goéland, dans la collection des Chroniques de la Goélette : « La Mer en partage, le ciel en héritage », 216 pages sur l’histoire de Port-en-Bessin et de ses marins de 1820 à 1939, et son édition anglaise, « Sharing the Sea, Sharing the Faith ».


Avec qui
- Conception et réalisation graphiqueCatherine Clemenceau, CC and Co
- AuteurNicolas Stoskopf, historien
- CommanditaireCIC, pour les cent cinquante ans de la banque
Projets voisins
- La Mer en partage, le ciel en héritageLes Chroniques de la Goélette, à Port-en-Bessin
- Sharing the Sea, Sharing the FaithLe même livre, en anglais
- Les livres de la Fédération des eshL’autre grand chantier d’édition
