Un canal à relire en images d’Épinal : la signalétique touristique du canal des Vosges
Quarante ans de travail
1985 - 2026
compagniecc and coParis XVIIIe
Port-en-Bessin
Ville, territoire et tourisme · Conseil général des Vosges · 2001 - 2004
Un canal à relire en images d’Épinal : la signalétique touristique du canal des Vosges

D’octobre 2001 à juin 2004, CC and Co mène pour le Conseil général des Vosges l’étude de cadrage d’une signalétique touristique sur le territoire du canal, de Socourt à Fontenoy-le-Château. L’équipe parcourt une bande de dix kilomètres de chaque côté de l’eau, met en fiches 1 788 sites, commerces et services, relève les ports et les haltes avec Gilbert Weil, architecte DPLG, trace une cinquantaine de circuits et dessine des panneaux en porte d’écluse, balisés par des pictogrammes tirés des images d’Épinal.
Une offre en octobre 2001
Le canal des Vosges, l’ancien canal de l’Est branche Sud, compte dans le département 69 écluses et un pont tournant. Il n’est plus un grand axe marchand. Le programme d’études du Conseil général couvre sept cantons et 123 communes, de Socourt à Fontenoy-le-Château.
CC and Co remet son offre le 2 octobre 2001. L’équipe : Catherine Clemenceau, coordinatrice, Gilbert Weil, architecte DPLG et urbaniste, Franck Dumas, consultant tourisme et territoire, un graphiste et un concepteur-rédacteur. Deux références appuient la candidature, la Mission des Pentes de la Croix-Rousse à Lyon et la communauté urbaine de Brest.

Les voyageurs veulent maintenant vivre une expérience, leur expérience
Le lancement à Épinal
La réunion de lancement a lieu à Épinal le 11 décembre 2001. Le Conseil général veut y être maître d’ouvrage « d’action culturelle et intellectuelle », jamais des équipements lourds. CC and Co doit rendre la maquette de chaque panneau d’interprétation et peut « pointer » les sites qui jalonnent le parcours, comme les lavoirs.
Ce jour-là, CC and Co montre une réalisation antérieure : une bague portant une icône, qui se greffe sur les mâts existants sans les surcharger. L’idée servira plus tard pour rabattre les visiteurs vers le canal.

Une semaine par mois sur place
Au printemps 2002, Franck Dumas rédige un compte rendu par rencontre : Voies navigables de France à Épinal et à Nancy, le Comité départemental du tourisme, le Conservatoire des sites lorrains, la DRAC, le CAUE, les chambres consulaires, la cristallerie de Portieux, l’association L’Eau d’Ici aux Voivres, les pays et syndicats de développement. Deux lettres partent à 105 mairies et à six offices de tourisme ou syndicats d’initiative.
L’équipe vit sur place une semaine par mois, en gîte rural. En juin 2002, le périmètre est fixé avec le Conseil général : dix kilomètres pour les points d’intérêt, cinq pour les commerces, et moins à l’est, où la Moselle fait frontière. CC and Co propose de nommer les commerces par leur métier, pas par leur enseigne.
1 788 fiches
Chaque site est photographié, numéroté et reporté sur la carte IGN au 1/25 000. La base, sous FileMaker, compte 1 178 points d’intérêt, 601 commerces et services et 19 ports et haltes, répartis sur 105 calques. Une pondération croise l’intérêt du site et la possibilité de le voir sans horaire. Elle fait entrer dans le dispositif le petit patrimoine rural.
Les reports sont tirés en deux cartes de 1,30 m sur 2,30 m. Des plans de ville complètent l’ensemble, pour Thaon-les-Vosges, Bains-les-Bains, Charmes et Épinal.

Support spécifique aux canaux, assez ludique, présenté comme un livre ouvert
La porte d’écluse
Le comité de pilotage du 24 septembre 2002 retient pour les panneaux d’interprétation la forme de la porte d’écluse. Il approuve des pictogrammes tirés des images d’Épinal, posés en clips sur des mâts, et choisit le logotype à la péniche en mouvement sur l’onde. Trois cents points d’intérêt sont alors répertoriés.
D’autres pistes ont été étudiées, la coque de péniche, le lutrin, le monde des enseignes en tôle découpée des ferblantiers.




Le langage des images d’Épinal
En juin 2002, l’équipe visite l’Imagerie d’Épinal. La charte recadre les gravures sur fond blanc, sur un détail compris de tous, avec un côté « parfois légèrement énigmatique ». Les couleurs viennent de l’imagerie. La Baskerville sert de texte, la Folio en capitales met les noms en relief, la Colonel rappelle les lettres peintes sur les péniches de bois.
Le rapport chiffre la suite : environ 195 pictogrammes propres aux sites et 10 à 15 pictogrammes génériques, lavoir, calvaire, point de vue. Les droits des images restent à négocier avec l’Imagerie.


Cinquante circuits, des clips sur les mâts
Les haltes sont les points de départ. Autour de chacune, un cercle d’environ trois kilomètres pour les familles et les retraités, et au-delà des boucles vers les sites à dix kilomètres, que les comptes rendus appellent « les oreilles de lapin ». Avec le Conseil général, VNF et des randonneurs du pays, une cinquantaine de circuits sont tracés sur les sentiers existants, dont 23 à baliser en premier et 13 liaisons entre haltes.
Les 23, 24 et 25 juin 2003, trois journées à Épinal, dont une avec la division des routes, valident le schéma. Sur les routes, le balisage devient une bague fixée aux mâts existants, avec le numéro et la couleur du circuit et le picto du canal, pour éviter un élément de plus dans le paysage.

La remise de septembre 2003
Le 23 septembre 2003, le comité de pilotage reçoit trois documents : le rapport final, le relevé des ports et haltes, les thématiques d’interprétation de chaque halte. S’y ajoutent les deux cartes du schéma de balisage et la base de données. Le comité retient le logotype, garde les images d’Épinal, demande une traduction anglaise et fixe les priorités : d’abord dix-huit panneaux d’interprétation au plus, puis les circuits qui renforcent la future voie verte.
En novembre 2003, CC and Co envoie un panneau type de pictogrammes et un exemple de circuit. La base FileMaker, devenue une application autonome, est remise en juin 2004. La conception des panneaux définitifs, la fabrication et la pose relevaient d’une autre étape, que les archives de CC and Co ne documentent pas.

Avec qui
- CoordinationCatherine Clemenceau, CC and Co
- Chef de projet, comptes rendus, base de donnéesFranck Dumas
- Relevé des haltes, cartographie du schéma directeuren collaboration avec Gilbert Weil, architecte DPLG urbaniste
- Maître d’ouvrageConseil général des Vosges, avec Voies navigables de France et les acteurs du territoire
Projets voisins
- Le canal Entre Champagne et BourgogneLa mission suivante, sur le canal de la Marne à la Saône
- Villeneuve-le-RoiLes clips sur mâts, déjà posés en 2000
- Les voiles de BrestUne des deux références de l’offre de 2001
- Gilbert WeilArchitecte DPLG, compagnon de plusieurs missions
